Surveillant Marche et Bourbonnais, sis sur son éperon rocheux, ce majestueux château de pierre locale, érigé sur un site mérovingien à 480 m d’altitude, domine depuis l’époque médiévale vallées, mamelons rocheux, forêts, villes d’eau… La famille issue par les femmes des sieurs d’un vaste domaine depuis 400 ans, dont le premier seigneur connu était trésorier du duc de Bourbon, a gardé préservé un domaine libre de 45 ha (au centre de 160 ha affermés dont certains bâtiments et terres pourraient agrandir la vente de cette réserve libre). 17 ha de bois entourant le splendide Grand Étang historique et sa frayère (12 ha d’eau) cachent les différents corps de bâtiments de grand caractère au milieu de plus de 16 ha de jardins, prairies et bosquets.
Passée la grille de fer forgé, l’on quitte le monde réel pour s’introduire dans la rêverie du parc de 45 ha, dessiné par un architecte paysagiste fameux en Bourbonnais et en Europe. Au fur et à mesure, l’allée d’honneur dévoile une à une les beautés de l’ensemble, survenant après chaque tournant: oubliée la petite maison style chalet du jardinier-gardien, s’ouvre de côté la vue sur l’étang immense qui émerge des arbres majestueux, de multiples essences; les communs originels apparaissent ensuite, toujours de côté est, remaniés au XIXe style orangerie, avec leur régie, demeure du même style (rénovée et chauffée), et le colombier typiquement régional. Et enfin, surgit en pleine face la pièce maîtresse du tableau, dominant l’ensemble d’un parc ordonnancé pour l’agrément des yeux: le château, isolé et anciennement inaccessible.
À l’angle sud, la ferme XIXe indépendante, avec sa maison de régisseur rénovée aussi, à l’arrière des jardins possédant encore leurs murets auxquels s’adossaient les arbres fruitiers.
Le Château d’environ 700 m² plancher: régulièrement entretenu pour son gros œuvre (charpentes originelles, toitures neuves, enduits des deux tours nord 2026…), le château demande une rénovation intérieure quasi-totale, même si présentant des pièces lumineuses aux ambiances modifiées sous l’Empire, révélant des décors dignes de l’héritière d’une famille qui possédait aussi le château d’Ainay-le-Vieil ainsi qu’un fameux hôtel particulier à Montluçon. La baronne épousa un baron d’Empire, qui voulut donner à l’ancienne forteresse féodale et à sa ferme médiévale le faste et le confort de l’époque napoléonienne.
Possédant la meilleure orientation qui soit (sud-est/nord-ouest, donc, seule au nord une tour de flanquement), cette demeure de plaisance offre encore des tours circulaires, dont celle barbacane d’escalier à vis, plastronnée des armoiries des familles d’un lignage prestigieux: conseiller et procureur du roi, intendant de Madame la duchesse d'Angoulême, lieutenant civil et criminel en la châtellenie de Montluçon; trésorier général des finances à Moulins; trésorier de France; capitaine de vaisseau; marquis, officier de gendarmerie, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, décapité à la Révolution. Après la Révolution, la propriété confisquée par les révolutionnaires fut rendue par l’ancien régisseur au nouveau marquis, maire de Montluçon. En 1940, le château et ses communs abritèrent une centaine de réfugiés de guerre et leurs familles.
Le château n’est pas classé: toute votre imagination de rénovation pourra s’y épanouir.
Un ensemble complet et complexe, possédant encore château, ses deux régies, terres, bois, eau, et surtout… nulle nuisance.
Sans doute est-ce donc pour ce silence égayé par les chants des oiseaux, des arbres, et de l’étang qui dégèle au soleil, que son nom chantant lui a été tout trouvé depuis «des temps immémoriaux».
Entre Montluçon, Gouzon et Clermont-Ferrand.
Dossier complet procuré sur intérêt sérieux.
Nombreuses photos supplémentaires sur demande.

